«
À part les profits, seules les banques alimentaires
et la pauvreté fracassent tous les records.
En prime, sacralisation du marché, déréglementation,
flexibilité, retrait de l'État, déficit
zéro, disqualification de la justice sociale.
L'"horreur économique" porte un nom
: le néolibéralisme. » Extrait.
Dans L'imposture néolibérale,
J.-Claude St-Onge démonte un à un les
dogmes du néolibéralisme. Liberté
? Imposture ! À moins qu'on ne la résume
à la propriété et à l'accumulation
des richesses, apanage d'une minorité toujours
plus puissante. Nouveauté ? Imposture ! Le
néolibéralisme remplace les idées
d'hier par celle d'avant-hier en les présentant
comme celles de demain.
Sous prétexte que la société
serait gouvernée par des lois naturelles -
celles du marché - il faudrait s'incliner devant
cette divinité qui distribuerait bonheur et
malheur au hasard. À cet éloge de l'impuissance
et de la résignation, l'auteur oppose l'idée
d'une société fondée sur l'entraide,
la participation, la répartition équitable
des richesses, le droit à la vie et la liberté,
cette dernière étant conçue comme
la possibilité d'autodétermination et
de réalisation de soi.
Un ouvrage loin du jargon des spécialistes,
accessible à toute personne désireuse
de rompre avec le fatalisme ambiant, et qui met en
lumière la fragilité de l'édifice
néolibéral.
J.-Claude
St-Onge est professeur de philosophie au Collège
Lionel-Groulx, où il a également enseigné
l'économie. Il est aussi l'auteur de La condition
humaine, aperçu de quelques conceptions de
l'être humain, publié chez Gaëtan
Morin, et collabore au Bulletin d'histoire politique.
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
CHAPITRE PREMIER Acte de naissance et priorités
du néolibéralisme
L'internationale néolibérale : les travailleurs
de l'ombre
Une conjoncture favorable aux idées néolibérales
Un «nouveau » discours
Imposer le nouvel ordre
CHAPITRE II La mécanique céleste du
marché : la mythologie du laisser-faire
Le marché : pensée magique ou construction
scientifique ?
Les failles théoriques et pratiques du marché
CHAPITRE III Hayek : marché, évolution
et société
L'ordre spontané
Évolution et société
Nature et société : généalogie
d'un concept
Critique du concept d'ordre spontané
Le marché : création spontanée
ou construction délibérée ?
Une condition : des salariés en abondance,
ou quand les moutons mangent les hommes
Une deuxième condition : le capital
CHAPITRE IV Les théories néolibérales
de la justice
Nozik : justice et droits naturels
Théorie de l'habilitation
Failles et contradictions de la théorie nozikienne
La justice selon Hayek
Pas de congé payé pour l'Abominable
Homme des Neiges
Hayek lave plus blanc
J'accumule, donc j'existe
CHAPITRE V La liberté : droit ou pouvoir ?
Hayek et la liberté : contradictions et pauvreté
d'une théorie
De la liberté formelle
Les limites de la liberté formelle
La liberté réelle
CHAPITRE VI Un État tout petit pour que le
capital soit libre et grand
Aux sources
Nozik : l'État minimal
Friedman : appliquer les règles du jeu
Hayek : préserver l'ordre du marché
Un capitalisme sans État : l'ultralibéralisme
de Rothbard
La liberté en miettes
Immoralité et inutilité de l'État
CHAPITRE VII Le néolibéralisme en action
: le monde va mal
Diminution du fardeau fiscal des riches
La déréglementation : des bienfaits
de la concurrence
Un AMI qui veut notre bien
Privatiser : de nouvelles aires de rentabilité
pour le capital
Les programmes sociaux
L'envers du miracle
La misère dans l'abondance
Comment faire disparaître des chômeurs
CONCLUSION Vers une meilleure répartition des
richesses
La demande de justice et d'égalité
APPENDICE John Maynard Keynes
Le libéralisme : repères historiques
et tendances
L'utilitarisme
John Rawls
GLOSSAIRE