La
nourriture n’est pas une marchandise comme les
autres. Il en va de la sécurité alimentaire
de milliards d’êtres humains, que les
tractations libre-échangistes internationales
contribuent à dégrader de manière
de plus en plus flagrante.
Le commerce de la faim démontre comment
des instances internationales, telles que l’Organisation
mondiale du commerce (OMC), ont subordonné
un besoin essentiel de l’humanité –
se nourrir – aux froides règles du libre-échange.
Afin de se procurer des devises, les pays pauvres
ont été sommés de favoriser des
cultures d’exportation contrôlées
par les firmes transnationales. Cette orientation
est en train de générer un exode massif
et laisse sur la touche 800 millions d’êtres
humains qui souffrent de malnutrition et de famine.
Abondamment documenté, cet ouvrage plaide pour
une réduction de la toute-puissance de l’OMC
sur les politiques agricoles et alimentaires. Il met
en avant d’autres solutions déjà
expérimentées pour réduire de
moitié le nombre d’affamés d’ici
2015 comme s’y était engagé, en
1996, la communauté internationale.
John Madeley est un spécialiste internationalement
reconnu des questions d’environnement et de
développement. Auteur de plusieurs ouvrages,
il a été, durant 15 ans, rédacteur
de International Agricultural Development et a collaboré
à de nombreux magazines tels que The Observer,
et Financial Times.
TABLE DES MATIÈRES
INTRODUCTION
CHAPITRE PREMIER Seattle, 1999
CHAPITRE II L’insécurité alimentaire
et ses multiples causes
CHAPITRE III Gagnants et perdants de la libéralisation
du commerce
CHAPITRE IV Le rôle des grandes organisations
internationales
CHAPITRE V Le verdict des faits
CHAPITRE VI Les brevets : outil vital des transnationales
CHAPITRE VII Les OGM : un commerce très lucratif
Chapitre VIII Les ONG prennent la parole
CHAPITRE IX Moins commercer pour mieux manger ?
ÉPILOGUE Doha et au-delà
ANNEXE Dix raisons de se méfier de la biotechnologie
Bibliographie
Ouvrages suggérés
Notes